Lorsque l’ADQ annonce une tournée de consultation sur les agresseurs sexuels, on l’accuse d’opportunisme, d’erreur de clacul, ou pire, on déforme carrément ses intentions.
Lorsque Marois annonce ses priorités de l’automne : crise forestière, défense de la langue française, commission parlementaire sur l’immigration, accommodements raisonnables, infrastructures, santé… que disent nos faiseurs d’opinions? Ils bavent d’admiration, et ne cherchez surtout pas une critique devant cette liste d’épicerie à la limite du risible. Imaginez, le Pq qui veut parler d’accommodement raisonnable, un dossier qu’il a laissé pour compte jusqu’à ce qu’il se rende compte que Dumont marquait des points.
Or, la question que je pose à nos journalistes est simple : si c’est opportuniste de la part de Mario Dumont de parler d’accommodements raisonnables, cela l’est-il pour Pauline Marois?
N’est-il pas opportuniste pour le Pq et Marois de vouloir parler de la défense de la langue française quand on sait combien sa réforme ratée de l’éducation aura eu un effet dévastateur sur l’apprentissage de la langue de chez nous? Ou que c’est sous un gouvernement péquiste, dont faisait partie Pauline Marois, que les COFIS sont morts, hypothéquant l’intégration des nouveaux arrivants à la majorité francophone?
La chef séparatiste réhabilite le « NOUS » en précisant qu’il est avant tout francophone et voici un éditorialiste qui affirme qu’elle l’a fait avec finesse et habilité. Évidemment, elle a tellement d’expérience! Que ce « NOUS » ethnique exclue une partie importante de la Nation ne semble avoir effleuré l’esprit de l’éditorialiste pas plus que la référence directe au discours ethnocentrique à la limite de l’apartheid, prononcé par un Jacques Parizeau courroucé le soir du dernier référendum perdu par le camp du Oui!
Je ne dis pas que nos journalistes ont perdu leur sens critique, je dis qu’il ne l’exerce pas de la même façon à l’endroit de l’ADQ, voilà!





