Les creuseurs de trous caviar

cimetiereft7.jpgLes bébés gâtés de syndicaleux nourris au caviar qui travaillent au cimetière Côte-des-Neiges rejettent les offres patronales.   Déjà qu’ils font un salaire de riches pour une job qui a pas besoin d’éducation.  Ils devraient être contents de ce qu’ils ont et fermer leur gueule!

 Faut dire, avec notre société péquicisée depuis des années on a peur de sauver de l’argent sur le dos de ces gras-durs qui ont trois voitures et des grosses baraques en banlieue.  On devrait simplement dissoudre le syndicat et donner la job de creuser les trous à des immigrants au salaire minimum.  Ainsi, on ferait travailler un peu la racaille et on enverrait au chômage et dans le vrai monde les gros gâtés de pogneux de beigne de syndicaleux.

Faut arrêter d’avoir peur de s’attaquer aux syndicats.  À l’ADQ, on a compris ça depuis longtemps: la classe moyenne en a assez de voir ses impôts dépensés pour payer des paresseux à 70 000$ par année.  On doit travailler pour la classe moyenne et éliminer ces emplois surpayés et syndicalisés-béton pour les remplacer par des emplois au salaire minimum, soit la vraie valeur de ces creuseurs de trous.

Et le seul parti qui peut y arriver, n’en déplase à nos gogauchistes caviars, c’est l’Action démocratique du Québec.

22 commentaires pour Les creuseurs de trous caviar

  1. richard3 dit :

    Ouais, ben en ce qui me concerne, tant et aussi longtemps que les creuseurs de trous du cimetière Côte-des-Neiges ne sont pas payés avec mes impôts, ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent. Les gens qui veulent vivre un deuil normal ont toujours le choix d’aller faire inhumer un membre de leur famille dans un autre cimetière.

    Les syndicaleux qui m’énerve beaucoup plus sont ceux qui sont payés à partir de mes taxes, comme par exemple les employés de la STM qui gagnent 50,000$ par année dès l’embauche pour conduire un autobus dans lequel je ne monte même pas! C’est quand je constate des choses comme celles-là que je me révolte contre les gouvernements qui ont peur de mettre leurs culottes et de tout balancer au plus bas soumissionnaire. Essayez de mettre un service d’autobus parallèle demain matin, dans les rues de Montréal, et on vous mettra aux arrêts pour avoir osé concurrencer le monopole syndicalo-étatique. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils peuvent se négocier de tels salaires, parce qu’ils ont le monopole. Ce dont les citoyens payeurs de taxes ont le plus besoin, c’est de concurrence.

    Quant aux creuseurs de trous, ils peuvent bien creuser leur propre tombe si ça leur chante…

  2. Phébus dit :

    Je ne veux pas te faire de peine mais dans le privé le monde qui font la job des employés de la STM sont mieux pays. La grosse différence c’est que le régime de retraite des employés de la STM est plus généreux et qu’ils ont une (certaine) sécurité d’emploi.

  3. -O- dit :

    Je ne peux souscrire à une telle généralisation. Il me semble qu’il y a quelque chose entre salaire de syndicaleux pour tous et salaire minimum pour tous. Car il y a des bons et des mauvais creuseurs, ceux qui savent et ceux qui ont tout à apprendre. Ils ne valent pas tous le même salaire. L’essentiel devient ici d’avoir du jugement et de l’exercer de manière éclairée, prudente et courageuse.

  4. daige dit :

    Anecdote sur les syndicés vs. Offres patronales:

    La mère de ma meilleure amie est fonctionnaire et, comme je suis Libéral, elle critiquait la loi du 12,6% d’augmentation salariale en 6 ans qui ne leur permettait plus de manifester. On se rappelle que c’était 12,6% ou rien. Le syndicat demandait 25%.
    Je lui ai dit que si ce ne faisait pas son affaire, elle était libre de partir travailler ailleurs (au privé) et qu’on la paierait plus cher si elle vallait plus cher. « Nonon! on a de belles conditions au gouvernement et je n’aurais jamais un plus grand salaire au privé » a-t’elle dit.
    Si tous les fonctionnaires démissionnent, les salaires augmenteraient… le gouvernement en a besoin!
    Mais tout le monde est ben content de leur salaire actuel… à moins que le syndicat ne les convainc du contraire.

    David Gregoire
    http://www.david-gregoire.com

  5. Stephan S dit :

    Un jour il va falloir que les gens du Quebec commencent a penser a l’exterieur de leurs frontieres, je m’explique. Les nouvelles stupides qui emanent du Quebec ne sont pas proteges par un mur invisible. Elle peuvent voyager ailleurs, et elles le font !

    C’etait tres gratifiant d’etre un Quebecois quand le Calgary Herald mentionne dans une collone en page 2 qu’un cimetiere du Quebec est en greve depuis je ne me rappelle plus combien de temps. Une belle photo montre les grilles placardes de pancartes syndicales et l’herbe beaucoup trop longue. Un bel exemple de respect envers les personnes decedes ! J’espere ne pas voir l’histoire de l’erreur de tombe…

    Dans un autre ordre d’idee… Ici a Calgary en 18 mois ici je n’i pas vu aucune greve AUCUNE. Il y a surement eu de petites greves de moindre importance, mais elle ne m’ont pas affectes. Il y a eu une menace de greve dans le systeme de transport en commun. La ville etait sans dessus dessous. Les gens et entreprises etaient a preparer des mesures palliatives. Finalement tout s’est regle sans greve.

    Les syndicats au Quebec ne se rendent pas compte que la greve est un moyen de dernier recours. Trop utiliser ce moyen lui fait perdre de leur efficacite. Prenez les policiers de la ville Quebec. Ils sont encore en pantalon d’armee (ils n’ont pas le droit de greve) on s’en sacre tu ? C’est pratiquement devenu leur uniforme regulier. Le reseau d’autobus a Montreal ? Ils sont tellement souvent en greve que les usager ne se fient plus sur le systeme. Ils ont developpes un systeme parrallele de covoiturage. Tout ce que les syndicats montrent c’est que le systeme de transport est inadequat.

    Longue vie au syndicat…
    Longue vie a l’immobilisme…
    Longue vie a l’economie stagnante !

  6. Guillaume dit :

    si vous êtes pas content de vivre dans le système qu’on vie, allez vivre din antilles, vous devriez être heureux, pas un osti d’impot ou de taxe à payer pour les syndicaleux caviar ou what ever vos autres shit

  7. richard3 dit :

    Mon cher Phébus, je me suis peut-être trompé, mais cela me surprendrais beaucoup et ce, pour deux raisons, à savoir:

    1- Sur une offre d’emploi d’une entreprise privée située tout juste à l’est de l’île de Montréal, que j’ai vu récemment, le salaire offert était de 11$ de l’heure, ce qui donne en principe 22,000$ par année. J’imagine mal la quantité astronomique d’avantages sociaux que cet employeur doit donner pour que cela lui coûte plus de 28,000$, ce qui dépasserait le salaire que les chauffeurs de la STM décrochent dès l’embauche.

    2- Si les chauffeurs d’autobus oeuvrant dans le privé étaient mieux payés que ceux de la STM, ceux-ci quitteraient sûrement leurs postes pour se diriger vers l’entreprise privée, alors que ce n’est pas vraiment le cas.

  8. MrSillery dit :

    En effet moi aussi je doute de voir des creuseurs de trous du privé mieux payés.

    Dans certain domaine, il est vrai que le chiffre brut sur le talon de paye est plus élevé dans le privé, mais il y a deux hic important :
    1- En tenant compte des avantages sociaux, le public est souvent plus payant (juste leur régime à prestation déterminée, ça vaut une mine d’or, aucune entreprise du privée ne peut se payer ça)
    2- Si le privé gagne parfois plus cher, c est que le public procède aussi à de l’anté-sélection. En effet, ce ne sont pas toujours les candidats les plus ambitieux et les plus productifs de la société qui ont comme rêve de travailler dans le domaine public (il y a évidemment des exceptions,mais on connait tous des pognes-culs dont l’ambition est d’aller travailler au gvt)

  9. richard3 dit :

    Mon cher Guillaume, tu as raison; j’ai toujours le choix de déménager. En fait, il s’agit de l’un des seuls choix qui nous reste.

    J’exagère encore, c’est vrai, mais n’empêche que si l’on compare notre société distincte aux autres sociétés qui l’entourent, notre niveau de liberté est plus bas que celui de la très grande majorité de nos voisins. Je veux dire, par exemple, que si j’essaie de lancer un service d’autobus parallèle, plus économique, dans les rues de Montréal, ou bien si j’essaie de lancer un hôpital privé, ou encore si je veux construire une autoroute, on m’empêchera de la faire, et ce pour la même raison, quelle que soit l’initiative que j’entreprendrai; j’oserai défier un monopole syndicalo-étatique.

    Au Québec, pratiquement tout est réglementé, y compris la couleur de la margarine. Un propriétaire doit vérifier avant d’augmenter le loyer de son locataire, parce que c’est réglementé. Un employeur doit vérifier avant d’embaucher un nouveau salarié, parce que le salaire qu’il devra lui verser est réglementé. Bref, le gouvernement a fourré son nez partout, et quiconque veut prendre une initiative doit vérifier avant de bouger, parce que cela risque d’être réglementé. Chacune de ces réglementations sont autant de points qui viennent déséquilibrer l’économie en faveur d’un ou de plusieurs groupes particuliers. Notre société regorge d’exemples où l’équilibre est rompu entre l’offre et la demande.

    Un exemple parmi tant d’autres: le prix des loyers. Il y a une trentaine d’années, alors que l’on entrait dans une récession qui a atteint son apogée au début des années 1980, des associations de locataires sont allées demander au gouvernement du Québec de légiférer en faveur des locataires, afin d’éviter des hausses de loyer abusives de la part des propriétaires qui, dans la très grande majorité des cas (ce que les associations ont sciemment omis de mentionner dans leurs demandes répétées), ne faisaient que suivre les prix du marché, en accord avec les diverses améliorations qu’ils faisaient à leurs immeubles. Or, le gouvernement a fini par adopter une réglementation qui fixe par décret annuel l’augmentation maximale des loyers. Seules quelques exceptions, comme des travaux majeurs, permettent des hausses supérieures. Avec le temps, comme les hausses de loyer accordées ne comblaient pas l’augmentation du coût des matériaux nécessaires aux travaux mineurs et à l’entretien des immeubles, plusieurs propriétaires, constatant une baisse de leur marge de profitabilité, ont dû négliger l’entretien et remettre à plus tard certains travaux, mineurs mais nécessaires, à leurs immeubles.

    Évidemment, ce qui devait arriver arriva. Plusieurs immeubles ont perdu de leur valeur, alors que certains sont tombés en état de décrépitude. Les propriétaires de ces immeubles, constatant que du côté de leur marge de profitabilité, toute reprise du temps perdu était impossible, la plupart d’entre-eux ont préféré profiter de travaux majeurs pour transformer les appartements en condominiums, et les vendre. Aussitôt, la ville de Montréal a imposé un moratoire afin d’empêcher les propriétaires de le faire. Certains propriétaires, se voyant ainsi menottés, ont laissé dépérir leur immeuble jusqu’à ce que les locataires quittent d’eux-mêmes, perdant ainsi leur source de revenus. À la fin du moratoire, les résidents du quartier étaient contents de voir enfin des travaux se réaliser dans leur entourage. Toujours est-il que le nombre de logements disponibles s’est mis à baisser, et au début des années 2000, encore une fois, ce qui devait arriver arriva. Une crise du logement a affecté de nombreux locataires, forçant ceux-ci à demander de l’aide auprès de la ville de Montréal.

    Comme certains logements fraîchement rénovés avaient été inoccupés pendant un certain temps, leurs propriétaires pouvaient enfin les louer au prix du marché. Pendant ce temps, plusieurs incitatifs, comme une accessibilité au crédit améliorée, ont permis un boum immobilier qui a permis à de nombreux locataires d’accéder à la propriété, libérant ainsi de nombreuses unités de logement. Ces facteurs réunis ont permis à la crise du logement de se résorber. Or, les associations de locataires ne sont pas restées inactives pour autant. Compte tenu du coût de la vie qui prend son petit 2% annuel, ils se sont rendus compte que certains locataires peinaient à se loger. Au lieu de vérifier auprès de ceux-ci ce qu’ils ont fait pour tenter d’augmenter leurs revenus, les associations ont donc demandé au gouvernement d’investir davantage dans le logement subventionné, afin de venir en aide aux plus démunis.

    Si l’on regarde cette histoire depuis le début, on peut constater que ces associations de locataires demandent aujourd’hui au gouvernement de régler un problème qu’elles ont elles-mêmes créé il y a une trentaine d’années! N’est-ce pas formidable?

    C’est pour cette raison que je suis devenu un défenseur de la liberté économique. Quand un gouvernement s’occupe d’un problème, ce n’est que pour l’empirer, à défaut de le déplacer. Aussi, je recherche constamment des façons pour amener les gouvernements à se retirer de la plupart des champs dans lequel il se sont investi, au fil des ans, réduisant ainsi les impôts et taxes qu’ils prennent de mes revenus, me laissant ainsi la liberté de faire ce que je veux de mes avoirs, et ce selon mes priorités.

    Or, comme mes priorités ne comprennent pas le cimetière Côte-des-Neiges, les syndiqués peuvent bien faire ce qu’ils veulent, ça m’est complètement égal, puisqu’il s’agit d’une entreprise privée, et non d’un service gouvernemental. Certains diront que les organisations religieuses sont subventionnées, mais cela fait partie d’un tout autre débat.

  10. jean-pierre dit :

    richard3 :
    un électricien ou un plombier de la STM gagne entre 22 et 26 $ l’heure. Si tu connais un électricien ou un plombier qualifié qui travaille à ce tarif dans le privé, je doute qu’il travaille beaucoup. En tout cas, moi je me méfierais d’un gars qui me charge la moitié du tarif normal pour changer ma boîte électrique…

    Un millwright de la STM gagne environ 24 piastres l’heure soit de 3 à 4 de moins que dans l’industrie de la construction. Vrai que le régime de retraite à la STM est intéressant. Mais c’est justement ca qui veulent préserver pis, honnêtement, c’est le SEUL atout que la STM a vraiment pour attirer et retenir du personnel qualifié et expérimenté parce que les salaires y sont, objectivement, moins élevés que dans le privé pour presque tous les corps d’emplois. Si ce que tu souhaites c’est que la STM vire tous ses mécanos pour les remplacer par du monde pas qualifié qui gagne 12 piastres l’heure, moi en tout cas m’a te dire, ca me ferait peur un peu d’embarquer dans un autobus. Oublies pas que malgré le nombre impressionnant de véhicules en circulation à Montréal les pannes de services de métro et d’autobus causés par des problèmes de mécanique sont extrémement rares. Un peu de recherche te permettra de constater qu’à ce niveau le réseau montréalais fait partie des plus fiables du monde selon plusieurs études indépendantes. C’est pas un hasard.

    Pis à part de ça, ça mène où ta logique de prétendre que tout le monde devrait gagner ce que le plus pauvre gagne ? C’est complètement ridicule.

  11. jean-pierre dit :

    mr sillery

    à ce que je sache le cimetière Notre-Dame des neiges est une corporation privée. Je vois pas ou tu veux en venir

    par ailleurs, pose ton autre question à l’envers… peut-être qu’ils seraient plus nombreux, les ambitieux et les productifs à vouloir aller dans le secteur public si le salaire était concurrentiel ?

  12. Jean-Luc Proulx dit :

    D’accord sur le fond de ton commentaire, Élodie!

    Mais, tu peux me citer le nom des syndiqués qui sont assez riches pour s’acheter du caviar avec un salaire de creuseurs de tombes?

    Je comprends les familles d’en avoir assez de se faire rire d’eux autres en pleine face par le syndicat et je suis d’accord pour dire que ce conflit a assez duré, que l’entretien des cimetières et l’enterrement des défunt(e)s devraient être des services essentiels, que c’est complètement ridicule d’avoir syndiqué un cimetière et que le gouvernement devrait décréter les conditions de travail et salariales des employés après un délais de 6 mois de négociation de mauvaise foi de la part du syndicat pour qu’il se fasse botter le cul et que les syndiqués ne pensent qu’à eux dans ce conflit et non aux familles des défunt(e)s non enterré(e) et qui ne peuvent pas faire leur deuil en paix.

    Mais honnêtement, ça ne bat pas les conventions collectives chromées des employés municipaux de la ville de Québec (pompiers, policiers, etc.): http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2007/09/20070926-070501.html

    Ils méritent de trouver leurs maîtres. Même chose pour les paresseux de cols bleus qui prennent 90 heures à boucher 9 nids-de-poule. Des syndiqués qui refusent que le peuple qui paie leur belle convention collective chromée sache ce qui se passe dans ces négociations-là et combien ils payent, j’appelle ça avoir des choses à cacher et je n’accepte pas ça.

    Feu l’excellente mairesse Andrée P. Boucher nous avait averti, avant sa mort, de tout les secrets scandaleux que camouflaient les syndicats. On en a eu un aperçu avec cet article du Journal de Québec. C’est pour ça qu’elle voulait négocier sur la place publique. Ça devrait être toujours comme ça, par respect pour le travailleur moyen payeur de taxes, d’impôts et de tarifs de toutes sortes qui paie leur belle convention collective chromée.

    Voilà pourquoi je suis anti-syndicaliste et fier de l’être!

  13. JG dit :

    Si on est pas contents, on est libres de déménager. C’est vrai. Si t’es pas content de tes conditions de travail, si tu es si convaincu que l’herbe est plus verte chez le voisin, si tu crois que tu es sous-payé, tu as toujours la possibilité d’aller voir ailleurs. J’aimerais bien, justement, voir ce qui arriverait des plus chiâleux des syndicalistes, si ils travaillaient au privé… Premièrement, ils apprendraient à fermer leur grand gueule, à se forcer, à se dépasser et à s’attirer le respect de leur employeur. Ce genre d’employé n’a RIEN à tirer d’un syndicat. Il devient recherché, il devient essentiel, c’est lui qui a le gros bout du bâton. L’excellence se paie d’elle même.

  14. richard3 dit :

    Mon cher Jean-Pierre, je suis d’accord avec votre point en ce qui concerne les électriciens, les plombiers et les millwrights, et ce pour la raison suivante; il faut plusieurs années d’études pour devenir électricien, plombier ou millwrights, et d’engager du personnel non-qualifié à ces tâches pourrait, comme vous le dites, s’avérer plutôt risqué. Donc, là-dessus, je vous approuve.

    Par contre, je remarque que vous ne faites aucune mention concernant les chauffeurs d’autobus, qui se retrouvent, en bout de ligne, payés aussi cher, sinon davantage, que les électriciens, plombiers et millwrights, et ce après n’être allé chercher qu’un permis de conduire de classe 2. Une telle formation prend quelques dizaines d’heures, et la seule façon de mettre la barre plus haute, à la STM, comme dans les autres sociétés de transport, est d’exiger que les candadats suivent le cours-maison, à leurs frais, ce qui leur coûte plus de 3000$, et ce sans aucune garantie d’embauche au bout du processus. Je crois que cette façon de faire est davantage une filtration syndicale qu’une véritable formation, puisque si ce n’était pas le cas, les postes de chauffeurs d’autobus seraient aussi ouverts aux candidats qui se présentent en ayant déjà un permis de classe 2, ainsi qu’un certain nombre d’annès d’expérience pertinente.

    Quant à ma logique, elle n’est pas de prétendre que tout le monde doit gagner ce que gagne le plus pauvre, mais plutôt que chaque individu devrait être payé en fonction du travail qu’il produit, ce qui pourrait s’évaluer entre autres par les années d’études nécessaires pour accomplir les tâches requises selon les règles de l’art, et non pas en fonction de la représentation syndicale des salariés face à un employeur. C’est illogique, par exemple, qu’un simple chaufeur d’autobus soit payé plus cher qu’une infirmière diplômée, ou encore qu’un électricien, un plombier ou un millwright. Voilà ce qu’est ma logique.

  15. Robert dit :

    Pour quelqu’un qui est un apprenti menuisier aujourd’hui et qui vit en régions où l’ouvrage n’est pas à l’année ça lui prend en moyenne 7 ans 1/2 pour avoir sa carte de menuisier incluant son cour de 1 an 1/2.

    Justement à cause de la règlementation de la construction des syndicats.Trouvez-vous normal!
    Quelqu’un qui fait un cour universitaire reçoit son diplôme avant le menuisier.

    Combien de temps avant d’être chauffeur d’autobus et quel salaire?

    Les syndicats ont oublier de ce recycler et en 2007 beaucoup de choses ont changées.
    Le syndicat dans la construction c’est de la grosse merde…

  16. Julie dit :

    Je ne connais pas la situation précise dans la construction mais je me demande si c’est pas un peu à cause de l’organisation que les salaires sont plus élevés qu’avant. Il y a qu’à regarder l’Alberta où le droit de grève a quasiment été aboli pour se faire une idée.

    De plus, pour ce qui est des années passées à étudier, je rappelle que les universitaires prennent des années à se former. Trois ou quatre pour un baccalauréat, 2 ou 3 ans pour une maîtrise, et cinq ou six ans pour un doctorat. Pourtant, ces derniers, à moins de devenir professeurs ne font pas nécessairement des salaires très élevés…

    Pourquoi pas aller vers un salaire égal pour un travail égal pour tous les travailleurs et travailleuses? Il est vraiment absurde que les joueurs de hockey soient payés plus que les médecins et eux-mêmes plus que les concierges, par exemple…

  17. richard3 dit :

    Ma chère Julie, comme je le disais dans mon dernier post, chaque individu devrait être payé en fonction du travail qu’il produit, ce qui pourrait s’évaluer entre autres par les années d’études nécessaires pour accomplir les tâches requises selon les règles de l’art, et non pas en fonction de la représentation syndicale des salariés face à un employeur. Et permettez-moi d’insister sur les mots « entre autres », parce que les années d’études, et surtout le diplôme obtenu, ne font pas non plus foi de tout. Il y a l’expérience de travail, qui doit aussi être considérée. Un autre élément non-négligeable est la disponibilité des personnes compétentes. C’est grâce à ce dernier point que les joueurs de hockey vont chercher des millions; si des milliers de hockeyeurs avaient les mêmes talents que Sidney Crosby, ils joueraient tous dans des ligues de garage, Crosby y compris, et ils paieraient pour pratiquer leur sport.

    S’il est vrai que plusieurs métiers requérant une formation universitaire ne sont pas garants de salaires supérieurs à la moyenne, il suffit de compter le nombre de diplômés dans cette sphère de formation pour comprendre que des individus pouvant faire le travail ne sont pas rares. Si je prends mon expérience personnelle, par contre, j’ai pu constater, au fil des derniers mois, que même s’il est possible de trouver de bons livreurs n’importe où, mon employeur était prêt à mettre le prix nécessaire pour me garder au sein de son entreprise.

    Je suis en accord avec une telle façon de faire, soit de négocier sa valeur afin d’obtenir le plus possible en échange de son travail, mais sur une base individuelle seulement. Une négociation sur une base collective fera toujours en sorte que le pire des travailleurs d’un groupe sera payé au même salaire que le meilleur, ce qui le démotivera à donner son maximum afin de demeurer le meilleur de son groupe. Ce point est d’autant plus dommageable pour les contribuables lorsqu’il s’agit de syndicats de travailleurs du secteur public, et que leur travail est monopolistique; ils prennent les citoyens en otage afin d’extorquer littéralement les administrations publiques, ce qui n’est pas le cas des creuseurs de trous du cimetière Côte-des-Neiges, parce que les familles des défunts ont la possibilité d’utiliser d’autres alternatives, même si sur le coup elles peuvent s’avérer désagréables et inconfortables.

  18. Syd dit :

    Rhalala, tout à été dit je crois, les syndica ne sont plus des organismes de protection mais des compagnies où le profit est bon à se faire. Il est claire que des capitalistes vont s’intéresser à aller jouer sur la naïveté des gens pour leur voler leur argent. Renforcer les normes du travail, abolir les syndicats, voila la nécessité.

    Le pire, au plus courrant, se sont les syndicas qui force les employés à aller en grèves pour que les employés aient plus d’argent… donc eux aussi. Sa me fait royalement chier de voir des gens qui ont un travail qui demande seulement de payer la cote syndicale pour gagner un salaire de riche, tandis que des gens ferais plusieurs années d’études collégial ou universitaire pour un 35 000$/année.

  19. jean-pierre dit :

    richard3 : ton alternative pourrait fonctionner si les boss n’avaient pas aussi leur intérêt objectif. or ils en ont un ! Alors en te présentant seul devant eux, tu n’auras jamais ce que tu mérites. Ca va toujours te prendre un rapport de force pis ça ça vient avec l’action collective. Dans le meilleur des mondes, y’aurait peut-être pas de syndicat mais ici on n’est pas dans le meilleur des mondes….

  20. richard3 dit :

    Mon cher jean-pierre, je suis d’accord avec toi quand tu dis que ça prend toujours un rapport de force, et c’est d’ailleurs de là que partent – et se règlent – toutes les négociations, que ce soit pour fixer des conditions de travail, pour conclure une affaire importante, ou encore pour établir un bon voisinage. Ceci dit, même si tu n’es pas syndiqué, qu’est-ce qui t’empêche d’en établir un?

    Quand je parle de mon expérience personnelle, et que je dis que mon employeur était prêt à mettre le prix nécessaire pour me garder au sein de son entreprise, c’est que j’ai établi le rapport de force suivant:

    J’étais prêt à aller travailler ailleurs, afin d’augmenter mes revenus, et comme je suis le seul livreur, qui conduit le seul camion de l’entreprise, je m’étais engagé, envers mon employeur, à le tenir au courant de tout changement à venir dans ma situation, afin de ne pas le laisser devant rien. Bref, je lui ai promis de ne jamais « partir en sauvage ». Aussi, je l’ai mis au courant dès que j’ai envoyé mon CV à l’autre entreprise, sans même savoir s’ils allaient m’appeler. Sur le coup, il n’a pas dit grand chose. Le jour où je lui ai dit que l’autre entreprise m’avait contacté, il a pris la chose plus au sérieux, et au moment où je lui ai annoncé que j’étais convoqué pour une entrevue, il a réalisé que ce n’était pas du bluff.

    Il m’a d’abord demandé, autant que faire se peut, de ne pas me commettre au moment même de l’entrevue, parce qu’il était prêt à regarder la possibilité d’égaler l’offre salariale de l’autre employeur, afin d’éviter d’avoir à chercher un autre type, et de le former jusqu’à ce qu’il ait la même autonomie que moi dans l’exercice de mes fonctions. Le lendemain de l’entrevue avec l’autre employeur, nous nous sommes assis ensemble, et avons négocié ce qu’il était prêt à me consentir pour que je reste au sein de son entreprise. Avec ce qu’il m’a accordé, je peux affirmer aujourd’hui que je suis, dans la région de Montréal, et compte tenu du type de camion que je conduis et des tâches que j’effectue, l’un des livreurs qui bénéficie des meilleures conditions de travail de toute la région. Et je travaille dans cette entreprise depuis seulement deux ans.

    Tu vois, c’est pour cela que je milite en faveur de la liberté économique. La meilleure négociation est, et sera toujours, celle où les deux parties sortent gagnantes. Dans mon cas, par exemple, j’ai augmenté sensiblement mes revenus, au-delà même de ce que j’espérais, et dans celui de mon employeur, d’abord il n’a pas à recruter et à former une autre personne, et ensuite il sait qu’il peut encore compter sur un livreur à la hauteur de sa confiance, et de ses attentes. Mon boss a comblé ses intérêts, et moi les miens! Les syndicats, surtout dans les secteurs public et parapublic, ont tout simplement oublié cet aspect de la négociation; ils veulent gagner leur point, et se foutent de l’employeur, le considérant comme un puits d’argent sans fond (et non « sans fonds »), parce que, contrairement à une entreprise privée, un gouvernement ne peut pas « fermer ses portes » et déménager au Costa Rica.

    Devant cet état de faits, les contribuables ne cessent de se plaindre, avec raison, devant l’inefficacité des employés de l’état, parce que plus il est prouvé qu’ils sont inefficaces, et les médias ne ratent pas une occasion de le faire, plus ils sentent que leur argent durement gagné, puis versé en taxes et impôts de toutes sortes, est littéralement dilapidé. Les gens recherchent alors une nouvelle voie, une façon de faire les choses différemment, et en 1976, ils ont fait confiance au PQ, alors que pour l’instant, c’est l’ADQ qui propose cette voie. Peut-être que l’exercice du pouvoir démontrera que Mario Dumont et ses acolytes ne sont pas vraiment différents des autres, mais pour l’instant, il est impossible de le dire.

  21. jean-pierre dit :

    richard3

    c’est une énorme généralisation de dire que les 500 000 employés de l’État se foutent des intérêts de leurt employeur. Pis c’est encore pire de dire que c’est «prouvé» qu’ils sont inefficaces. Ca a peut-être l’air de ca vu de l’extérieur quand on est matraqué par la propagande néolibérale. Mais au quotidien, tu en connais, je suis persuadé, des infirmières, des fonctionnaires, des profs qui font de leur mieux comme l’écrasante majorité de tous les employé-es pour éduquer les enfants, soigner les malades, offrir les meilleures servcies possibles à l’intérieur de contraintes bureaucratiques sur lesquelles ils n’ont à peu près aucun pouvoir.

    Tu crois avoir des conditions bien supérieures à d’autres qui occupent des fonctions comparables aux tiennes. Tant mieux pour toi ! Pourtant, la plupart de ceux avec qui tu te compares travaillent aussi fort que toi et sont probablement aussi efficace que toi. C’est juste tu penses qu’ils n’aient pas des conditions de travail similaires aux tiennes tu penses ? Moi, je trouves pas. On vient pas tous au monde avec le talent de bien négocier ses conditions de travail. On n’a pas le droit me semble de refuser à la majorité des personnes de s’organiser pour obtenir des bonnes conditions de travail que tu as de s’organiser pour le faire. Et ça ça s’appelle se syndiquer….

    Je suis pas un antiadéquiste bébête. je respecte ben du monde là-dedans pis certaines idées. Sauf qu’en matièere de relations de travail, ce que l’ADQ dit, c’est vraiment de la bullshit populiste. Mario connait très bien les conséquences de telles idées : briser les syndicats ca veut dire réduire grandement les revenus des travailleurs, donc diminuer la consommation, donc plonger le québec dans la crise économique, diminuer les recettes de l’état via les taxes et les impôts donc augmenter le déficit ou forcer de nouvelles compressions… sans parler du conflit social que ca créerait immanquablement. Ca tient pas debout cette analyse. C’est ben populaire dans certains milieux mais ca résiste pâs à l’analyse. Faque tu risques d’être ben déçu si c’est vraiment ce que tu souhaites…

    jp

  22. richard3 dit :

    Mon cher jean-pierre, je ne dis pas que les 500,000 employés de l’état se foutent de leur employeur. Comme toi, je connais des employés qui se fendent en quatre pour donner le maximum. Par contre, j’en connais aussi un autre paquet qui profite au max de ce que leur décroche leur syndicat, et la majorité des employés de l’état se plaignent constamment de leurs conditions. Ce que je dis, c’est tout simplement « si t’es pas content, changes de place, va travailler ailleurs ». Mais personne ne le fait. Est-ce parce qu’ils sont bien « dans leur marde » et qu’ils ne veulent pas s’en sortir? Si c’est le cas, alors qu’ils cessent de se plaindre.

    Ce que je sais, c’est que le système actuel coûte nous coûte collectivement « les deux bras pis une jambe », et que des milliards y sont injectés à répétition sans que l’on ne constate aucune amélioration, pour prendre l’exemple de la santé. En éducation, les profs de français peinent à écrire une phrase sans y placer une ou deux fautes d’accord ou d’orthographe. En transports, un tour de bagnole d’une demi-heure pourrait convaincre n’importe qui, pas besoin d’en rajouter. Évidemment, tout n’est pas que la faute du personnel; l’administration a également un bon bout de responsabilité dans notre fiasco collectif. Juste à entendre certaines décisions qui se prennent à certains niveaux, on peut avoir sérieusement peur pour la suite des choses.

    En ce qui concerme mes propres conditions, je les comapare avec des gens qui font la même chose que moi, mais pour d’autres employeurs; je leur pose des questions, et j’écoute leurs commentaires. Je ne mets pas en doute leurs compétences, ni leur efficacité. Je me compare à ce qu’eux me disent, et non pas à ce que je crois qu’ils font. Et parmi eux, il y en a qui sont syndiqués, et dans l’ensemble, je dirais que ce sont les plus plaignards. Personnellement, je n’ai rien contre le fait de se syndiquer à partir du moment où il y a exploitation et que l’on veuille y mettre fin. Mais à partir du moment où l’exploitation a cessé, il convient que la tâche du syndicat n’en est plus qu’une de chien de garde. C’est là que les troubles commencent; les dirigeants syndicaux ne se contentent pas de cela. Je sais de quoi je parle, j’ai été syndiqué pendant 11 ans, dont deux ans élu à l’exécutif.

    Si je prends ta suite de conséquences, et que je l’applique aux dernières années, ça donnerait quelque chose comme ceci; l’escalade syndicale depuis la révolution tranquille a réduit grandement les revenus des travailleurs, parce que plus imposés; ç’a donc diminué leur pouvoir d’achat, plongé le Québec dans la pauvreté (nous sommes actuellement parmi les plus pauvres parmi les 60 états américains/provinces canadiennes sur plusieurs points, dont la richesse des ménages), l’état augmente les taxes indirectes de toutes sortes, parce que l’impôt sur le revenu est déjà prohibitif, et applique toutes sortes de compressions… sans parler du conflit social qui existe, immanquablement, parce que les assistés sociaux tirent sur la couverte, eux aussi. Autrement dit, quand je lis ta suite de conséquences, c’est exactement ce que le Québec subit depuis les années 1970! À date, je suis déjà bien déçu, et je recherche une solution pour que ça change, justement. L’escalade des coûts de la fonction publique me fait penser à celle dans les sports professionnels. Sauf que je n’ai pas la liberté de dire non à mes billets de saison; je dois continuer à payer pour de l’inefficacité organisée.

    En bout de ligne, je ne demande pas que les gens ne s’organisent pas; je demande seulement d’en avoir plus pour mon argent. Est-ce si compliqué?

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