Le mot interdit

Une fille de 14 ans a été battue par une douzaine de personnes en même temps. Elle a été poursuivie, agressée verbalement, poussée par terre, rouée de coups, on lui a craché dessus, ou lui a donné des coups de pieds, on s’est acharné sur elle. Son crime? Elle a traité un noir de « nègre ».

On doit faire attention avec les mots ça c’est sûr. Traiter de nègre quelqu’un, ça ne se fait pas plus que de traiter quelqu’un de con, de salaud, de frog ou de quelque autre mot insultant que ce soit. Mais doit-on pour autant agresser physiquement la personne qui le fait? Doit-on la brimer dans son droit de dire ce qu’elle veut dire?

Nos « amis » gogauchistes aiment détester les États-Unis, mais là-bas il existe un amendement à la constitution qui permet de dire ce qu’on veut. On a compris là-bas que des mots ne sont que des mots et que chaque personne est libre de sa pensée. Si cette fille croit qu’un noir agissait en nègre, c’était son droit de le dire. Et que sait-on sur la personne insultée, au fait? Le « nègre » était-il dans un gang de rue? Agissait-il de manière répréhensible et terrorisait-il les autres étudiants?

Car comment appeler un noir membre de gang de rue qui agresse les gens, se promène avec son fond de culotte descendu jusqu’aux chevilles et qui défie un peu tout le monde dans la rue agressivement? Y a-t-il un mot qui puisse mieux décrire cet individu? Je pose la question, mais je suis trop intelligente pour donner la réponse… une réponse que tout le monde connaît.

Mais ici, au Québec, la liberté d’expression n’existe plus. Si on est une blogueuse et militante adéquiste comme moi, on n’a pas droit de dire ce qu’on veut. Seul les péquistes communistes ont le droit à leurs opinions. Les autres, qu’ils ferment leur gueule!

Le vrai crime, c’est pas que la fille ait traité le gars de nègre. À Montréal-Nord, y a des Québécois pure laine qui vivent un enfer à cause de gangs de rue violentes et sadiques. Cette fille a fait honneur à son peuple en se tenant debout et en exprimant ses opinions, même si on peut être en désaccord avec les mots choisis. Le vrai crime, ce sont ceux qui l’ont battue qui l’ont commis.

Et en se mettant à douze sur une jeune fille sans défense, ils ont agi en nègres en personnes ayant la caractéristique d’avoir la peau noire mais qui ne sont absolument pas sur-représentés dans les gangs de rue et les problèmes de violence vécus par Montréal. (Misère… Pourra-t-on un jour avoir droit à ses opinions dans cette province retardée ou devra-t-on constamment utiliser la langue de bois?)

9 commentaires pour Le mot interdit

  1. Gilles Laplante dit :

    On ne peux pas s’attendre à beaucoup mieux des gens qu’on acceuille et qui viennent de pays non civilisés. En définitive, c’est peut-être de notre faute.

  2. elodiegmartin dit :

    Tu as raison Gilles. Ces gens viennent de républiques de bananes et veulent faire la même chose chez nous. Ils se pensent encore dans leurs petits villages de bamboulé où c’est la loi du plus fort qui est la meilleure.

  3. Guillaume dit :

    pour une fois que je suis daccord avec toi Elodie, j’en est plus qu’assez des tout cette bande de neigre au fond de culotte a terre qui se prenent pour des kings … quand je sort à Montréal, ils sont une frais plaît dans le paysage.

  4. Jean-Luc Proulx dit :

    The end of the world is near. Je suis d’accord avec Élodie.

    Mais, je veux juste te corriger sur quelques points pour que tu ais les vrais faits.

    1) Ton gars noir était une fille noire.

    2) Je te donne le lien pour lire l’article du Journal de Québec d’aujourd’hui concernant ce dossier: http://www2.canoe.com/infos/societe/exclusif/archives/2007/10/20071023-093502.html

    Mais, il y a une chose qui me chicote: il n’y avait donc aucun témoin. Quand Jacques Demers est intervenu dans une bagarre où un type battait sa femme en public, il a maîtrisé le type en question et tout le monde est venu le féliciter. À tout le monde venu lui serrer la main, il leur avait dit: «Pourquoi t’es pas venu m’aider?».

    Moi, si j’avais été là, c’est sûr que j’aurais fait quelque chose, je ne me serais pas assis sur un banc en regardant le spectacle, j’ai déjà suivi du karaté (j’en suis encore par plaisir, bien que j’aie moins le temps). Mais, si je serais intervenu dans la bagarre pour maîtriser les filles noires, m’aurait-on traité de raciste?

    Tu parles de la langue de bois dans ton billet Élodie, mais si on touche à des Noirs, on a la Ligue des Noirs dans les pattes pour longtemps. Dan Philip ne se serait sans doute pas gêné pour sauter sur l’occasion et généraliser les accusations de racisme à mon endroit envers tout le Québec.

    Et je n’aurais eu aucun recours légal, car je suis rien, je ne suis qu’un homme blanc. Mais, c’est sûr que ces jeunes filles noires-là ne sont pas racistes, c’était de la légitime défense contre une ado de 14 ans, blanche de surcroît, qui a lâché un p’tit mot parce qu’elle se faisait écoeuré par ces filles noires.

    Le racisme, c’est une affaire de Blancs, tout le monde sait ça. Mais, va demander à un Jamaïcain ce qu’il pense des Haïtiens ou à un Russe ce qu’il pense des Chinois, Ça ferait sursauter Dan Philip et tous les autres lobbies qui poursuivent à tous vents pour un p’tit pet de travers, même le concepteur des Têtes à claques pour un clip de dérision envers les Noirs ou qui réussissent à faire mettre Tintin au Congo au rayon pour adultes à cause de la présence de clichés envers les Noirs sans prendre le temps de regarder le contexte politique de la rédaction de cette bande-dessinée.

    C’est un certain imam déporté en Tunisie qui pourrait nous cracher impunément son radicalisme islamique encore une fois.

  5. ikinox dit :

    Iman peux bien se faire torurer selon moi. Sauf vous portez certain commentaire raciste dans vos messages et sa me désole.

    En mettant tout le monde dans le même bateau et en disant qu’ils ne sont pas éduquer et tout le tralalala stupide. Vous portez un commentaire raciste.

    C’est une minoriter de gens qui agissent comme ça. J’ai des amis noir qui viennent d’autre pays et jamais il aurait réagis comme ça. Comme des québécois pur laine aurais fais comme cette minorité.

  6. Hugo Jolly dit :

    Voyons donc! C’est de la bouilli pour les chats réactionnaire ce torchon là! Préjugés par dessus préjugés!

    «Nos « amis » gogauchistes aiment détester les États-Unis, mais là-bas il existe un amendement à la constitution qui permet de dire ce qu’on veut. On a compris là-bas que des mots ne sont que des mots et que chaque personne est libre de sa pensée. Si cette fille croit qu’un noir agissait en nègre, c’était son droit de le dire.»

    Oui, c’est son droit de le dire, mais c’est dans les droits des autres d’être respecté. Et devrais-je te rappeller que les États-Unis sont passé maître dans la censure? Tu dis qu’il peuvent dire ce qu’ils veulent, mais la majorité des médias sont contrôlés pour être soit approuvés ou censurés. Encore hier, nous avions la preuve du talent de censure de la Maison-Blanche.

    «Car comment appeler un noir membre de gang de rue qui agresse les gens, se promène avec son fond de culotte descendu jusqu’aux chevilles et qui défie un peu tout le monde dans la rue agressivement? Y a-t-il un mot qui puisse mieux décrire cet individu?»

    Comment appeller cette personne? Comme n’importe quelle autre personne. Pourquoi generaliser? Ce ne sont pas toute les personnes noires qui ont les culottes aux genous. Et je n’ai jamais vu personne, de quelconque couleur, me défier sur la rue. Tu vois ce que tu veux voir et tu exagère!

    «Mais ici, au Québec, la liberté d’expression n’existe plus. Si on est une blogueuse et militante adéquiste comme moi, on n’a pas droit de dire ce qu’on veut. Seul les péquistes communistes ont le droit à leurs opinions. Les autres, qu’ils ferment leur gueule!»

    Oh que oui que la liberté d’expression existe encore! La preuve: des torchons réactionnaires, racistes, xénophobes et pro-militaristes comme CHOI FM et ton blog ont le droit d’exister. Traiter quelqu’un de nègre ça ne se fait juste pas.

    «Pourra-t-on un jour avoir droit à ses opinions dans cette province retardée[…]»

    Retardée? Oui. Une preuve: L’ADQ est le parti d’opposition! C’est des gens comme toi, supportant la division des classes et des «races», qui ramènent toute la population en arrière. Différentes «races» ont lutté pour leurs droits pendant des années pour atteindre la même qualité de vie que les autres, mais vous, réactionnaires, continuez à vous acharnez sur eux en les stigmatisant et en utilisant des termes inexactes.

    Je n’approuve en aucun cas cette agression sur cette fille, mais je n’approuve encore moins ce billet sur l’agression…

  7. Krapul dit :

    La société nous force à tolérer l’intolérable au nom de la diversité. N’ayons pas honte de dire NON!

  8. Manx dit :

    Et vous accusez la diversité d’intolérable.

    Quand vous voyez un groupe de personnes d’une minorité visible agir de façon méprisable, vous en accusez la minorité entière.

    Ces personnes méritent d’être mises en prison. La communauté noire du Québec, quant à elle, mérite de rester.

  9. Guillaume dit :

    @Krapul

    Non à l’exploitation !
    (NON !) À la domination !
    (NON !) Non à l’exclusion !
    Ce sont des mots qui existent encore…
    Non au je m’en foutisme !
    (NON !) Néo-libéralisme
    (NON !) Non à l’impérialisme !
    Ce sont les maux qui font qu’on s’endort
    Dérèglementations !
    (NON !) Les privatisations !
    (NON !) Voir plus loin qu’l’horizon !
    Et se rassembler pour être forts

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